Manger

Se sucrer le bec : 5 cabanes qui se démarquent

Au sein d’un marché qui compte plusieurs centaines de cabanes à sucre, comment se démarquer ? Voici cinq concepts que nous vous invitons à découvrir.

Chaque jour, retrouvez une nouvelle adresse gourmande !


Cabane à sucre Au Pied de Cochon
Le chef Martin Picard est un personnage très coloré dans l’univers de la restauration québécoise. Son restaurant Au Pied de Cochon, connu internationalement, est le reflet de sa philosophie de vie : authenticité, qualité, excès et exubérance. Si sa poutine au foie gras a fait le tour du monde, sa cabane à sucre a aussi beaucoup fait parler d’elle. On y déguste une cuisine « cabastronomique » impressionnante, dans laquelle les plats d’hier sont revisités, si ce n’est avec délicatesse, du moins avec beaucoup d’imagination, une bonne pointe d’audace assumée et en quantité suffisante pour vous nourrir pendant plusieurs jours. Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie.
En savoir plus sur la Cabane à sucre Au Pied de Cochon.


Un chef à l’érable

Si nous nous rendons à la campagne pour aller dans une cabane à sucre, pourquoi ladite cabane à sucre ne se déplacerait-elle pas jusqu’à nous en ville ? C’est exactement ce que les concepteurs de cette cabane urbaine printanière devenue populaire ont décidé de faire en l’installant dans les locaux de la SCENA, dans le Vieux-Port de Montréal. Ils ont toutefois joué avec les codes traditionnels de la cabane à sucre en proposant un menu gastro-chic dans un décor éclaté séduisant. De plus, chaque année, les organisateurs donnent carte blanche à un chef invité québécois réputé pour faire vivre aux Montréalais l’expérience de la cabane autrement. En 2017, c'est Laurent Godbout qui nous régale. Une belle initiative.


Cabane Panache et bois rond

Pour montrer que le principe de la cabane à sucre ne se résume pas à une salle à manger, un repas très copieux et un tour de carriole tirée par des chevaux, la promenade Wellington du quartier montréalais de Verdun accueille depuis quelques années un rendez-vous unique en son genre. Il s’agit de la reconstitution ludique, gourmande et festive d’un camp de bûcherons avec de multiples activités : animations musicales et concerts, souque à la corde, hockey crottin, lancer de billot, acrobates, barbier, magasin général avec producteurs et artisans locaux ; ainsi que des petits plats de cabane à sucre revisités de 13 restos et bars du quartier qui se prêtent au jeu dehors. 

Du 23 au 27 mars 2017. 


Cabane à sucre Handfield

Nichée non loin de l’Auberge ancestrale du même nom, cette cabane est de prime abord tout à fait authentique. On y retrouve un décor à l’ancienne, de longues tables carreautées et de grands plats typiques à partager. Mais la Cabane Handfield propose aussi des menus destinés aux végétariens, aux végétaliens et même aux adeptes de repas sans porc, ce qui est plus inusité. Dans ce volet, on retrouve notamment des cretons de lentilles, du pain sans gluten, de la soupe aux pois verts et à la menthe, du tofu laqué soya et érable, ainsi que de la terrine de polenta aux légumes. De quoi faire plaisir à tout le monde, quels que soient nos choix alimentaires.


La Maison amérindienne

Située sur le mont Saint-Hilaire, cette maison est un musée où l’on peut découvrir des artefacts, des légendes et des mœurs du monde amérindien. Mais il s’agit surtout d’un lieu de référence national en ce qui a trait aux origines de l’acériculture. Par exemple, on y apprend que l'eau d'érable était autrefois considérée comme un élixir purgatif signifiant la fin de l'hiver. On peut aussi mettre la main à la pâte et participer, au son de tambours et de chants traditionnels amérindiens, à la confection ancestrale de sirop d’érable. Puis, on peut y déguster un repas à saveur amérindienne que l’on clôture avec une ou plusieurs parts de la délicieuse tarte au sucre sans croûte dont l’endroit s’est fait une spécialité, ainsi qu’avec une bonne sucette de tire d’érable. Une visite nourrissante à tous points de vue.