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Portrait de lauréat : Mélodie Pérez-Mousseau, pâtissière de l'année 2017

Cheffe pâtissière des restaurants Bouillon Bilk et Cadet à Montréal, Mélodie Pérez-Mousseau est une jeune passionnée promise à un grand avenir !

À son rêve d’enfant d’ouvrir une chocolaterie qu’elle aurait nommée Choco’Mélo, Mélodie Pérez-Mousseau a choisi la restauration. Et en 5 ans de carrière à peine, le titre Gault & Millau de Pâtissière de l’année n’est déjà qu’une distinction de plus à un palmarès plein de promesses.


L'attrait de Mélodie pour la compétition naît dès ses années d’écoles, au Centre de formation Jacques-Rousseau de Longueuil. « C’est ce qui m’a fait prendre conscience des possibilités infinies offertes en pâtisserie. » La compétition, elle va en tâter. L’embrasser. Après avoir remporté des finales régionales et provinciales, Mélodie s’impose au niveau national et s’arroge la médaille d’or des Olympiades des Métiers en 2012. Un sacre qui lui ouvre les portes de la finale du concours international du Mondial des Métiers 2013, en Allemagne.

L’étoile filante de la gourmandise
Mélodie n’a pas perdu de temps à réaliser ses rêves de bonbons, gâteaux et chocolats. Un premier stage à l’Europea où elle rencontre Roland Del Monte, MOF et actuel chef pâtissier du Renoir, le restaurant du Sofitel Montréal. Son diplôme en poche, c’est à l’Auberge Saint-Gabriel qu’elle fait ses premières armes, avant de suivre son mentor, le chef Eric Gonzalez, aux Enfants Terribles. Et puis, en juillet 2014, c’est la consécration : elle intègre l’équipe du Bouillon Bilk du chef François Nadon, avant de s’y voir offrir le prestigieux poste de cheffe pâtissière, l’année suivante. Défi relevé, grâce au soutien et à la confiance de cet autre mentor, le chef Nadon.


Produits simples et touche de magie
La conscience du dessert et de son importance dans l’expérience offerte par un restaurant est un élément fort, presque fondateur du Bouillon Bilk. Cette amoureuse inconditionnelle de chocolat aime les desserts simples, qui mettent en valeur le produit – avec sa touche personnelle. Et la touche de Mélodie peut aussi bien chercher l’inspiration du côté de techniques propres à la cuisine, par exemple autour du travail des légumes, ou encore en s’appropriant des ingrédients initialement pensés par le chef Nadon dans son propre menu (pour ceux qui s’interrogent sur les origines de son millefeuille pomme et topinambour). Il en va de même de la patate douce, en crème anglaise ou mariée au chocolat et du fenouil, qu’elle peut aussi bien travailler avec l’orange sanguine, le crémeux de yogourt, le Campari et le poivre rose. Faire découvrir et partager de nouvelles associations de saveurs et de textures, surprendre les palais néophytes et connaisseurs : l’essence d’un métier que l’on se réjouit de voir s’épanouir et grandir en de si bonnes mains.